L’affaire Tapie expliquée :

Retrouvez le site internet concernant les dessous de l’affaire Tapie :

http://affairetapie.info/

Découvrez le livre de Bernard Tapie  » Un scandale d’Etat, Oui, mais pas celui qu’ils vous racontent »

« Je ne veux pas être élu à Marseille ! »

L’homme d’affaires assure que le cabinet du ministre du Redressement productif a tout fait pour l’empêcher de reprendre le Groupe Hersant Media. Il réaffirme par ailleurs ne pas avoir d’ambition politique.

Pour Bernard Tapie, il n’y a pas de doute. Le gouvernement actuel a tout fait pour tenter de bloquer son offre de reprise du groupe Hersant Média (La Provence, Nice-Matin, Var-Matin et Corse-Matin, ainsi que des titres des Antilles). «On le dit. Et, franchement, on de bonnes raisons de le croire. Il y a eu une intervention à tous les étages. C’est très inquiétant», a-t-il lancé sur le plateau du JT de France 2 ce vendredi . Il accuse même nommément le ministre du Redressement productif: «tout le cabinet Montebourg a travaillé à mort pour empêcher cette initiative d’aboutir», affirme-t-il.

Selon lui, «tout l’appareil d’État a été mobilisé. Ils ont tenté de créer une société belge et étaient prêts à prêter 50 millions d’euros pour cette candidature!». Interrogé sur les raisons de cette intervention potentielle, Bernard Tapie évoque un «motif minable: la peur que je devienne candidat aux municipales à Marseille». Pour l’homme d’affaires, cet projet n’est pourtant pas d’actualité: «Je n’ai plus envie d’être élu. C’est un cas de divorce, comme dirait ma femme». Il affirme par ailleurs que s’il avait souhaité se servir de La Provence comme d’un tremplin politique, comme on lui en prête l’intention, «il y avait moins cher à reprendre». Et d’affirmer que «le rôle qu’on peut jouer dans la presse locale au service des populations est largement aussi important que ce qu’on peut faire en étant un élu. C’est un support important pour aider les gens».

Pour sa première intervention publique depuis l’officialisation de sa reprise, Bernard Tapie, a insisté sur le fait que ses motivations étaient celles d’un «passionné». «C’est un truc formidable qui touche le sport, la culture, la politique, le social! J’ai envie d’apporter à ce groupe un petit plus». Bernard Tapie dit «comprendre» les inquiétudes des journalistes. «Mais il faut qu’ils comprennent les miennes aussi», a-t-il affirmé, rappelant qu’il n’intervenait pas en tant que «mécène». «C’est un risque énorme, le plus risqué des deals que j’ai fait», assure-t-il.

 

Crédits: Le figaro

Interview Tapie sur Europe : Un livre annoncé pour la fin de l’année !

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Drame de Furiani, le plus mauvais souvenir de Bernard Tapie

Président de l’Olympique de Marseille et à l’époque également ministre de la Ville, Bernard Tapie était évidemment à Furiani ce triste 5 mai 1992. Vingt ans après ce drame, qui a fait 18 morts et plus de 2300 blessés, l’ancien patron de l’OM avoue que ce souvenir le hante toujours et dans Aujourd’hui en France, il se souvient de cette journée comme si c’était hier.

« Ça a été terrifiant : il y avait des gens qui hurlaient, des gens qui avaient la gorge ouverte. On a ressenti une peur incroyable. En même temps, il fallait aller en dessous des décombres : j’ai sorti des hommes agonisants (…) Les journalistes ont eux aussi été extraordinaires : là, les vraies valeurs ont pris le dessus. Parmi ceux que j’ai aidés, il y avait l’un de ceux qui me détestaient le plus. J’ai entendu crier sous les gradins, je l’ai attrapé, je lui ai fait du bouche-à-bouche et un massage cardiaque en attendant que les secours arrivent… Aujourd’hui, ce type vit. Il n’y a pas longtemps, il m’a demandé s’il pouvait raconter cette histoire et je lui ai dit non. Je n’ai rien fait d’autre que mon devoir. Après, j’ai refusé la proposition pressante de la Fédération de jouer quand même la demi-finale. C’était impensable. Tous les joueurs m’ont soutenu. Quand les dirigeants bastiais m’ont appelé pour me dire qu’à quinze jours du match, ils allaient casser les tribunes, je leur ai dit : Ne faites pas les cons! On jouera au Vélodrome et les supporteurs corses viendront en ferries. Aujourd’hui, j’entends encore le bruit de la tribune qui s’effondre. Ce bruit restera dans ma tête et dans mon cœur pour le restant de mes jours », avoue Bernard Tapie, à l’heure où une journée de commémoration est prévue ce samedi à Furiani.

Entretien au Figaro: « Je suis toujours un bon manager »

L’ancien patron réagit pour Le Figaro à un sondage qui le place dans le top 5 des meilleurs managers de la planète aux côtés de Steve Jobs et de Bill Gates.

Heureux ! Bernard Tapie aux côtés des plus grands patrons de la planète. Voici le résultat d’un sondage Opinion Way sur le leadership et les qualités d’un bon chef réalisé auprès de 300 chefs d’entreprise et dévoilé lundi par nos confrères du Parisien. L’ancien patron de l’OM arrive dans le top 5 des managers juste derrière Steve Jobs (premier), Carlos Ghosn, Bill Gates et Michel-Edouard Leclerc.

Interrogé lundi matin par Le Figaro, l’ancien patron de l’OM s’est naturellement dit flatté par le résultat mais ne semblait pas étonné. «Les gens ont retenu mes interventions à la télévision qui ont contribué à valoriser le métier de chef d’entreprise, explique-t-il. Pendant des années, on a fait croire que le monde de l’entreprise était synomyme de tristesse et que l’on ne s’y amusait pas. J’ai contribué à changer cette image». Bernard Tapie s’est forgé une image de star du management en rachetant et en faisant prospérer des entreprises au bord de la faillite. Avant les années fastes à la tête de l’OM, il a accroché à son tableau de chasse quelques grandes réussites telles que les piles Wonder, les fixations de ski Look, les balances Terraillon, ou les magasins alimentaires bio La Vie Claire.

Cette image de bon manager, Bernard Tapie faussement modeste pense également la tenir du rôle qu’il joué dans le sport : de directeur d’équipe sur le Tour de France au début des années 80 jusqu’à patron de l’Olympique de Marseille (OM), en passant par le record de la traversée de l’Atlantique à la voile en 1988. «Avant, j’étais considéré comme un très bon chef d’entreprise, explique l’intéressé. Il a suffi que je fasse de la politique pour que les gens s’imaginent que j’étais devenu mauvais, mais je suis toujours un bon manager».

«De bons joueurs deviennent mauvais en arrivant à l’OM»

Bernard Tapie a une définition assez peu originale du bon manager, c’est «donner envie à ses collaborateurs d’offrir le meilleur d’eux-mêmes, de se dépasser. La priorité n’est pas de se faire aimer mais de les pousser à découvrir toutes leurs capacités». Plus originaux sont les exemples qui viennent à l’esprit de l’ancien grand patron: «Mon ancienne assistante est devenue l’assistante de François Pinault et pas l’assistante d’un quincailler», et les joueurs de l’OM – Papin, Wadle, Pelé – étaient de bons joueurs lorsqu’ils les a recrutés et sont devenus ensuite de véritables stars.

«Etre un grand manager c’était les faire devenir grands, affirme celui reste à ce jour le seul patron français à avoir gagné la Ligue des champions. Aujourd’hui, de bons joueurs deviennent mauvais en arrivant à l’OM. C’est le stéréotype du mauvais management ou du mauvais environnement».

Le Figaro

Les recours contre l’arbitrage rejetés

Le Conseil d’Etat a rejeté mardi les pourvois de deux contribuables et d’un député qui demandaient l’annulation de l’arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. La plus haute juridiction administrative a jugé ces pourvois irrecevables et confirmé un arrêt allant dans ce sens rendu par la cour administrative d’appel de Paris en décembre 2010.

Le Conseil d’Etat a suivi les conclusions du rapporteur public qui, en séance publique, avait considéré comme irrecevables les pourvois des trois requérants, parmi lesquels le député Charles de Courson (Nouveau Centre). Il avait examiné l’affaire deux fois, le 11 juillet puis le 22 juillet, la première audience ayant été annulée pour des raisons de procédure.

Europe1

« Les Montagnes Russes », bientôt à l’affiche

Les consignes étaient claires. Bernard Tapie n’était pas à Genève pour commenter les derniers rebondissements dans l’affaire DSK. Ni pour prendre position sur les «casseroles» de Christine Lagarde, directrice générale du FMI. On aurait pu en effet souhaiter le questionner sur un dossier qui le concerne directement, puisque l’ex-ministre de l’Economie et des Finances fait l’objet d’une enquête pour un éventuel abus d’autorité dans le dossier d’arbitrage – rendu en faveur de Tapie – dans la vente d’Adidas par le Crédit Lyonnais.

Si Bernard Tapie a fait le voyage de Paris avec sa partenaire, la délicieuse Béatrice Rosen, c’est pour parler de cette nouvelle pièce qu’il créera en avant-première, le 12 octobre, au Bâtiment des Forces Motrices: Les montagnes russes d’Eric Assous. Un texte qu’Alain Delon et Astrid Veillon avaient joué à Genève en 2005.

Dans ce «one man show» d’une heure qui a servi de conférence de presse aux Théâtrales, il se contentera de quelques allusions bien appuyées. Pour désamorcer la bombe. Bernard Tapie se laissera juste aller à un bref correctif: dans son cas comme dans celui de DSK, il ne s’agit nullement d’une «descente aux enfers»! «Celle-ci n’est possible que lorsque votre conscience vous punit, explique-t-il. C’est pourquoi il y a autant de suicides au début des affaires: vous ne pouvez pas vous tromper vous-même! Lorsqu’il a été arrêté, Strauss-Kahn avait plus la tête d’un mec en colère et vexé que celle d’un type coupable d’avoir commis un crime abominable.»

Après ses huit mois de prison ferme en 1996 («DSK n’en a fait que trois finalement!» ajoute-t-il), Bernard Tapie a su rebondir. «J’ai touché le fond de la piscine et je suis remonté, sourit-il. J’ai pris ça comme une épreuve et rien d’autre!» Si l’écriture lui a servi de défouloir, le Français a trouvé la paix sur les planches. En reprenant au théâtre – vingt-six ans après Jack Nicholson – le rôle de McMurphy dans Vol au-dessus d’un nid de coucou. «Ma plus grande appréhension!» admet-il. On lui promettait l’échec. L’homme a écouté «les conseils de ceux qui ont l’expérience». Il a vite appris. Et gagné ses galons de comédien.

Après? Bernard Tapie choisit deux pièces plus légères: Un beau salaud de Pierre Chesnot puis Oscar de Claude Magnier
. A chaque fois, sur scène, il se permet «un flirt» avec son passé. «Ma notoriété n’est pas venue de ce métier, analyse-t-il. Forcément, les gens ont une idée derrière la tête lorsqu’ils assistent à mes spectacles. Par ces clins d’œil, je leur envoie un message: je sais à quoi tu penses, mais tu vois, là, on est ailleurs
!

Bernard Tapie n’a jamais pris de cours de théâtre: inutiles! Mais il sait ce qu’il veut. Pour
Les montagnes russes
, il a tenu à choisir lui-même sa partenaire. Son choix s’est porté sur Béatrice Rosen – qu’on a pu voir dans
2012
de Roland Emmerich ou dans la série américaine
Cuts
. «Il est brillantissime!, s’exclame-t-elle. Il a plein d’idées et il donne beaucoup…» A ses côtés, Tapie boit du petit-lait. «Mais là, on ne parle pas de blé, hein!, précise-t-il. Parce que du blé, je n’en ai pas beaucoup…» Un vrai comédien, on vous le disait

La tribune de Genève

Les procès à venir

PARIS — L’arbitrage ayant permis à Bernard Tapie d’obtenir 400 millions d’euros d’indemnités dans l’affaire Adidas sera au coeur d’un procès qui se tiendra le 21 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris, une date qui a été fixée mardi à l’occasion d’une audience de fixation.

Dans cette affaire, Bernard Tapie poursuit en diffamation l’un des meilleurs spécialistes français de l’arbitrage, Thomas Clay, qui a contesté la légalité de la procédure d’arbitrage.

En avril 2010, dans une interview accordée au Nouvel Observateur, Thomas Clay avait notamment déclaré: « On sait depuis le début que le recours à l’arbitrage était illégal ». Il avait ajouté: « Il reste un recours, qui pourrait être actionné, si suffisamment d’éléments étaient réunis pour prouver qu’il s’agit d’un arbitrage frauduleux et les dernières révélations semblent l’attester ».

Jugeant ces propos diffamatoires, Bernard Tapie a décidé de poursuivre Thomas Clay et le Nouvel Observateur en diffamation. Il leur réclame 150.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.

Une seconde citation directe déposée par Bernard Tapie sera examinée le 21 octobre. Elle concerne cette fois un article publié dans Le Figaro Magazine en avril 2011.

Par ailleurs, Bernard Tapie a déposé trois autres citations directes, visant notamment des propos dans les médias d’Eva Joly et François Bayrou. La date de ces procès sera fixée le 30 août par le tribunal correctionnel de Paris.

A l’heure où Christine Lagarde est menacée d’une enquête pour abus d’autorité dans cette affaire, ce procès en diffamation pourrait être l’occasion d’aborder la légalité ou non du recours en arbitrage.

Fin 2007, la ministre de l’Economie avait préféré confier le litige opposant depuis 1993 Bernard Tapie au Crédit Lyonnais dans le cadre de la vente d’Adidas à un arbitrage, autrement dit à une justice privée, plutôt qu’à la justice traditionnelle.

En juillet 2008, ce tribunal arbitral avait condamné le Consortium de réalisation (CDR, gérant le passif de la banque) à verser 240 millions d’euros de réparation à M. Tapie, auxquels s’ajoutaient une centaine de millions d’euros d’intérêts et 45 millions d’euros pour préjudice moral.

AFP

Bernard Tapie fait le point

sur BFM TV : par Ruth Elkrief

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Le choix de Christine Lagarde remis en cause

Le procureur soupçonne la ministre française d’avoir favorisé Bernard Tapie dans l’affaire Adidas

Thierry Délèze | 10.05.2011 | 23:13

Dans le monde des affaires, il y en a qui ne s’arrêtent jamais et ne cessent de rebondir. C’est le cas de la vente de l’équipementier allemand Adidas par Bernard Tapie en… 1993! A cette époque, l’actuelle ministre de l’Economie Christine Lagarde n’est encore «que» avocate à Paris.

C’est pourtant bien contre elle que le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, veut ouvrir une enquête. Une demande a ainsi été faite à la Cour de justice de la République (CJR), seul organe compétent pour juger un ministre pour des faits commis dans l’exercice de ses fonctions. Le procureur soupçonne la ministre d’«abus d’autorité» dans un arbitrage favorable à l’homme d’affaires, dans le litige l’opposant au Crédit Lyonnais sur la vente d’Adidas. Le dossier agite le monde politique et économique français depuis des années.

A la fin de 2007, Christine Lagarde, fraîchement nommée ministre de l’Economie du gouvernement Sarkozy, décide de recourir à un tribunal arbitral, plutôt qu’à la justice traditionnelle, pour trancher une fois pour toutes dans ce litige. Une décision qui lui avait valu une pluie de critiques, socialistes avant tout.

Six mois plus tard, à l’été 2008, le tribunal arbitral désigné condamne l’organisme public chargé du passif du Crédit Lyonnais à verser près de 400 millions d’euros (intérêts compris) à Bernard Tapie. La décision provoque un tollé chez les parlementaires de gauche.

Pour calmer les esprits, Christine Lagarde assure qu’une fois les impôts et les diverses dettes payées, Bernard Tapie n’aurait touché que 20 à 50 millions de l’Etat. Mais en septembre 2010, la polémique rebondit lorsque
Le Canard enchaîné affirme que l’homme d’affaires français aurait empoché quelque 210 millions d’euros publics.

Le mois dernier, des députés socialistes demandent au procureur Nadal de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles le tribunal arbitral a pris sa décision. Hier, le procureur général a estimé que les documents en sa possession
justifient l’ouverture d’une enquête. Il en fait donc la requête à la Cour.

Le Parti socialiste français salue la décision et parle d’un «événement majeur» dans ce dossier.

Tout autre son de cloche, bien sûr, dans l’entourage de Christine Lagarde. Joint par téléphone à Zurich (lire ci-contre), Bruno Silvestre, son chargé de communication, parle lui «d’une étape normale dans la procédure, qui ne change strictement rien à toute l’affaire». Et de rajouter: «Nous attendons maintenant la décision de la Cour, d’ouvrir une enquête ou non, d’ici à un mois.»

Sur le site LeMonde.fr, Bernard Tapie a qualifié la demande du procureur de «gesticulations et de délire total». L’homme d’affaires s’est déclaré convaincu que la décision du tribunal arbitral a été prise en toute connaissance de cause et «que les choses ont été faites de manière normale». Bernard Tapie s’est en outre déclaré «désolé pour Christine Lagarde, se sentant malheureux pour elle».

Tribune de Genève

 

BT sur Europe 1

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